
Le Centre de Radiologie et d’Imagerie Médicale d’Odza, intégré au campus CRIMO-ODZA à Yaoundé, enrichit son plateau technique d’un système d’électroencéphalographie (EEG) de dernière génération. Jusqu’ici, un patient à qui un neurologue prescrivait un EEG devait souvent se tourner vers un nombre restreint de structures équipées pour ce type d’exploration neurophysiologique.
Qu’est-ce qu’un électroencéphalogramme, concrètement ? Pour quelles pathologies un médecin le prescrit-il ? Comment se déroule l’examen, et qui le réalise ? Ce guide complet répond à ces questions et présente le nouveau système EEG désormais disponible au Centre CRIMO, à Odza, Yaoundé.
L’électroencéphalographie (EEG) est une méthode non invasive qui enregistre l’activité électrique du cerveau. Des électrodes sont posées sur le cuir chevelu, le plus souvent selon un placement standardisé appelé système 10/20 (ou sa version plus dense, le système 10/10), qui garantit une couverture homogène et reproductible du crâne d’un examen à l’autre.
Chaque électrode capte les fluctuations de tension produites par l’activité électrique des neurones du cortex cérébral. Ces signaux, très faibles, sont amplifiés puis numérisés par un amplificateur relié aux électrodes, avant d’être affichés en temps réel sous forme de tracé sur un écran de contrôle. L’EEG enregistre ainsi l’activité électrique spontanée du cerveau sur une période donnée, captée simultanément par plusieurs dizaines d’électrodes.
En bref
L’EEG est l’une des rares techniques d’exploration cérébrale offrant une résolution temporelle à la milliseconde — un niveau de précision que n’apportent ni le scanner ni l’IRM, qui renseignent sur la structure du cerveau mais pas sur son activité électrique instant par instant.
Un enregistrement EEG standard combine généralement plusieurs phases : une phase de repos, yeux fermés puis yeux ouverts, pendant laquelle le patient reste détendu, et une ou plusieurs épreuves dites « d’activation », destinées à faire apparaître des anomalies qui ne seraient pas visibles au repos.
En bref
La stimulation lumineuse intermittente et l’hyperventilation ne sont pas systématiques : c’est le médecin ou le technicien qui décide, selon l’indication, quelles épreuves d’activation réaliser pendant l’enregistrement.
L’EEG est le plus souvent utilisé pour diagnostiquer l’épilepsie, qui provoque des anomalies caractéristiques sur le tracé électrique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’épilepsie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, et jusqu’à 70 % des personnes qui en souffrent pourraient vivre sans crise si elles étaient correctement diagnostiquées et traitées — ce qui souligne l’importance d’un diagnostic fiable, dont l’EEG est l’outil de référence.
| Indication | Ce que l’EEG explore |
|---|---|
| Épilepsie | Anomalies de l’activité électrique associées aux crises, classification du type d’épilepsie |
| Troubles du sommeil | Activité cérébrale durant les différentes phases de sommeil |
| Anesthésie / coma | Profondeur de l’anesthésie, surveillance de l’état de conscience |
| Encéphalopathies | Souffrance cérébrale diffuse d’origine métabolique, toxique ou infectieuse |
| Mort cérébrale | Absence d’activité électrique cérébrale, en complément d’autres examens cliniques |
| Malaises / pertes de connaissance inexpliquées | Recherche d’une origine épileptique à un épisode clinique |
En bref
En bref : l’EEG sert avant tout à diagnostiquer et classer l’épilepsie, mais aussi à explorer les troubles du sommeil, évaluer la profondeur d’une anesthésie ou d’un coma, et investiguer une encéphalopathie — toujours en complément de l’examen clinique du médecin.
Les systèmes EEG modernes, comme celui désormais disponible au Centre CRIMO, couplent l’enregistrement électrique à une caméra vidéo haute définition synchronisée. Cette combinaison, appelée EEG-vidéo, permet de mettre en relation ce qui se passe cliniquement chez le patient (mouvements, perte de contact, comportement) avec le tracé électrique enregistré au même instant.
C’est un outil déterminant pour distinguer une véritable crise d’épilepsie d’un événement d’une autre nature (malaise, crise non épileptique psychogène, trouble du sommeil), et pour localiser précisément la zone du cerveau à l’origine des crises lorsqu’un geste chirurgical est envisagé. Certains systèmes permettent également un monitoring ambulatoire ou de longue durée (LTM), sur plusieurs heures, voire plusieurs jours, lorsque les crises sont rares et imprévisibles.

Les potentiels évoqués (PE) sont une variante de l’EEG. Le principe consiste à faire la moyenne de l’activité électrique cérébrale enregistrée en réponse à un stimulus précis et répété — visuel (PEV), auditif (PEA) ou somatosensoriel (PES) — afin d’isoler la réponse du cerveau à ce stimulus du reste de l’activité électrique de fond.
Cet examen explore la conduction de l’information le long des voies nerveuses sensorielles, de l’organe récepteur (œil, oreille, peau) jusqu’au cortex cérébral. Il est notamment utile pour objectiver une atteinte des voies nerveuses dans certaines pathologies neurologiques.
Un EEG se prescrit sur ordonnance médicale, le plus souvent par un neurologue, un pédiatre ou un médecin généraliste face à une suspicion de crise d’épilepsie ou de trouble neurologique. L’enregistrement lui-même est réalisé par un technicien spécifiquement formé à la neurophysiologie, qui place les électrodes, surveille le déroulement de l’examen et mène les épreuves d’activation, sous la responsabilité d’un médecin. Le tracé est ensuite interprété par un neurologue, qui rédige un compte-rendu.
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En bref : un EEG ne nécessite ni jeûne ni préparation lourde — l’essentiel est de se présenter avec des cheveux propres sans produit coiffant et de signaler ses traitements en cours.
L’examen est indolore et non invasif du début à la fin : les électrodes sont simplement posées sur le cuir chevelu, sans aucune injection ni geste invasif. Un EEG standard dure généralement entre 20 et 40 minutes ; un EEG-vidéo ou un monitoring de longue durée peut s’étendre sur plusieurs heures, voire plusieurs jours selon l’indication.
| Examen | Ce qu’il montre | Caractère invasif |
|---|---|---|
| EEG | Activité électrique du cerveau en temps réel, résolution à la milliseconde | Non invasif, aucune injection |
| Scanner cérébral | Structure anatomique du cerveau, en coupes | Non invasif, parfois avec injection de produit de contraste |
| IRM cérébrale | Structure anatomique détaillée des tissus mous du cerveau | Non invasif, parfois avec injection de produit de contraste |
En bref
En bref : le scanner et l’IRM montrent la structure du cerveau, tandis que l’EEG enregistre en temps réel son activité électrique. Les trois examens sont complémentaires, et un neurologue peut prescrire plusieurs d’entre eux pour un même patient.
Le Centre de Radiologie CRIMO, à Odza, Yaoundé, dispose désormais d’un système EEG complet : poste d’enregistrement et d’interprétation, casque EEG, caméra vidéo synchronisée et lampe de stimulation photique, l’ensemble monté sur un chariot mobile pour s’adapter à différentes configurations de salle.
Demander le tarif de l’EEG sur WhatsAppVoir tous les examens disponibles au Centre CRIMOUn EEG est-il douloureux ?
Non. L’EEG est un examen non invasif et indolore : les électrodes sont simplement posées sur le cuir chevelu avec un gel conducteur, sans injection ni geste invasif.
Pour quelles maladies fait-on un EEG ?
L’EEG est surtout prescrit pour diagnostiquer et classer l’épilepsie. Il est également utilisé pour les troubles du sommeil, la surveillance de l’anesthésie, l’exploration d’un coma, des encéphalopathies ou la constatation d’une mort cérébrale.
Combien de temps dure un EEG ?
Un EEG standard dure généralement entre 20 et 40 minutes. Un EEG-vidéo ou un monitoring de longue durée (LTM), utilisé pour les épilepsies difficiles à documenter, peut s’étendre sur plusieurs heures ou plusieurs jours.
Faut-il se préparer avant un EEG ?
Aucune préparation lourde n’est nécessaire : il suffit de se présenter avec des cheveux propres, sans produit coiffant, et de signaler ses traitements en cours. Pour certains examens, une privation partielle de sommeil peut être demandée par le médecin.
Quelle est la différence entre un EEG et une IRM cérébrale ?
L’IRM montre la structure anatomique du cerveau, tandis que l’EEG enregistre en temps réel son activité électrique avec une résolution à la milliseconde. Les deux examens sont complémentaires, pas interchangeables.
Combien coûte un EEG au Centre CRIMO ?
Le tarif n’est pas publié en ligne : il se communique directement sur WhatsApp auprès de l’équipe médicale du Centre de Radiologie CRIMO, à Odza, Yaoundé.
Le Centre de Radiologie CRIMO propose également l’électromyographie (EMG) pour l’exploration de l’activité musculaire et nerveuse. Pour en savoir plus sur nos formations en sciences biomédicales, consultez notre page Formations Santé ou contactez-nous directement.
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